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Le site web est l’un des principaux livrables des projets en humanités numériques, en tant que vitrine des résultats scientifiques de ces projets et outil de recherche. Bien que le développement d’un site intervienne vers la fin d’un projet, sa réalisation doit être anticipée très tôt dans la vie du projet et suivre plusieurs standards et bonnes pratiques, que ce cours propose d’explorer.

Dans un premier temps, seront présentés les concepts fondamentaux du développement de sites, tels que l’expérience utilisateur, l’utilisabilité et l’accessibilité, ainsi que les méthodes et les outils pour concevoir une interface (maquettage, prototypage, études utilisateurs).

La deuxième partie du cours sera consacré à une mise en application des concepts vus précédemment avec une initiation pratique à deux outils de conception de sites web : l’application TEI-Publisher pour la diffusion d’éditions numériques scientifiques et le CMS Omeka-S pour la création de bibliothèques numériques et d’expositions virtuelles.

À la fin du cours, les étudiants auront acquis des connaissances nécessaires pour développer un premier site web et disposeront d’un ensemble d’outils et de ressources complémentaires pour approfondir ce domaine.

Introduction aux Humanités numériques
(méthodes quantitatives pour les sciences humaines)

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Automne, Jeudi, 12h-16h 
Salle  Phil 113 pour toute la durée de ce cours (4h).

Ce cours-bloc de 4 h, propose une introduction critique et pratique aux Humanités numériques (ou Digital Humanities, DH). Très appliqué, il comporte de nombreux exercices pratiques permettant de découvrir les techniques numériques les plus répandues (données structurées, analyse quantitative, visualisation graphique et en réseaux, cartographie, édition de textes, traitement des images, IA…), et de le faire en connaissance de cause. On y aborde les logiques historiques, théoriques, sociales, méthodologiques, intellectuelles et politiques qui sous-tendent toutes ces techniques ; les grands domaines d’application du numérique, leurs règles (juridiques, éthiques, et disciplinaires), et ce que cette application a pu changer dans les sciences humaines. Les exercices se feront sur des données historiques réelles, et permettent d’apprendre à écrire sur des données. A la fin du semestre, les étudiants sont capables de construire une base de données, de l’enrichir (dates et lieux de naissance, coordonnées géographiques), de l’analyser et la visualiser (cartographie, statistiques, analyse de réseaux, data-visualisation), et d’en faire un commentaire critique où les données chiffrées ne sont pas le seul horizon.
Le cours, accessible à tous, est ouvert quel que soit le niveau (BA, MA, doctorat). Il reste préférable d’avoir suivi auparavant deux années de BA, afin d’être bien au fait des enjeux, des méthodes et des connaissances de sa ou ses disciplines de spécialisation.
Un ordinateur portable est nécessaire (pas de tablette), avec accès internet et droits d’administration sur la machine. L’évaluation se fait par un exercice pratique sur des sources numérisées.

Objectifs : 

  • Comprendre ce qu'est un projet en Humanités numériques
  • Identifier la manière dont des données numériques sont structurées, évaluer leur qualité
  • Trouver et analyser des données numériques pour les Sciences humaines, de manière critique aussi bien que numérique
  • Savoir manipuler des données structurées et les analyser
  • Savoir se passer de l'IA, autant que l'utiliser intelligemment
  • Discuter de manière critique des méthodes et des résultats d'une recherche recourant au numérique
  • Articuler les méthodes des DH avec les problématiques d'une discipline précise des sciences humaines
 

Evaluation :

L'évaluation se fait par des exercices réguliers, obligatoires, dont la difficulté va croissant au cours de l'année. Chaque exercice permet de valoriser des compétences précises. Chaque exercice compte pour l'évaluation.

Pas de note finale si le dernier devoir n'est pas rendu.

Attention pour le devoir : tout plagiat, toute invention de référence et toute information fausse non sourcée sera sévèrement sanctionné, selon les règles de l'université. Ne faites aucune confiance à ce que l'IA générative produit !

Pas d'examen en fin de semestre (ni oral ni écrit).

Prérequis :
  • Avoir un ordinateur portable, une connexion Internet, et les droits d'administration sur l'ordinateur.
  • Connaissances en anglais (suffisantes pour lire des articles; faire des exercices pratiques en ligne, comprendre des tutoriels, et visionner des vidéos).
 
Pour les étudiant-e-s du Certificat en humanités numériques qui suivent le cours en hybride : demander le lien à Mme Joyeux-Prunel.
Pas de cours hybride pour les autres profils.

 

 

Il est devenu difficile de faire de l’histoire et de l'histoire de l’art sans recourir aux outils numériques. Bases de données, logiciels d’analyse d’images, “distant reading" et "distant viewing”,  intelligence artificielle, plateformes collaboratives, Public History, expositions digitales... Ces outils transforment en profondeur les façons de rechercher, d’analyser et de diffuser les savoirs, mais aussi de questionner le passé.

Ce cours propose d’explorer les usages, mais aussi de comprendre les enjeux du numérique dans les deux disciplines. Quels résultats peut-on en attendre ? Quelles sont leurs limites ? Quels objectifs poursuivent-ils, parfois de manière implicite ? Et quelles méthodes, quelles références bibliographiques permettent de les aborder de manière critique ?


Le semestre permettra de découvrir les grandes directions prises par l’histoire et l'histoire de l’art computationnelles ; leurs sources, leurs apports concrets et leurs limites . Il s’agira ainsi d’acquérir et d'appliquer des compétences pratiques, mais aussi d'acquérir le recul nécessaire pour utiliser ces outils avec discernement.

Le cours, plutôt destiné à des historien.nes et historien.nes de l’art, reste ouvert à toutes les disciplines. Tous niveaux acceptés (BA, MA, doctorat). Les évaluations se font selon le niveau et la spécialisation de l'étudiant.e.

Un ordinateur portable est nécessaire (pas de tablette), avec accès internet et droits d’administration sur la machine. 

En plus des compétences qui leurs sont spécifiques, les humanités numériques et computationnelles nécessitent des compétences informatiques de base. L’objectif est donc, en un semestre, de les acquérir. Par une série de cas pratiques, nous prendrons le temps de découvrir les lignes de commande, Bash, Git, LaTeX, HTML/CSS ou encore l'utilisation de l'IA (ChatGPT, Claude, etc.) pour la programmation. Ces travaux pratiques s’adressent aux débutant·e·s, qui cherchent à se sentir à l’aise avec un ordinateur et souhaitent en comprendre les subtilités pour non seulement “faire”, mais “mieux faire”.

Cet enseignement est ouvert à tous les niveaux (BA, MA) dès la première année. Il est accessible aux grand·e·s débutant·e·s et ne nécessite aucun prérequis en informatique. Les étudiant·e·s sont libres de travailler sur les sources et le sujet de leur choix.

Un ordinateur portable est nécessaire (pas de tablette), avec les droits d’administration sur la machine. 

Cet enseignement peut être suivi en parallèle du cours "Introduction à la philologie computationnelle", qui en est la version plus théorique.

Ce cours propose d'introduire les étudiant·e·s à une discipline nouvelle en sciences humaines: la science des données appliquée aux textes. Il ne s’agit pas ici de programmer, mais de réfléchir à comment transformer un texte en données utilisables pour la recherche en sciences humaines, mais aussi à ce qu’implique cette transformation.

Les nouvelles approches computationnelles du texte ont toutes pour point commun d'avoir besoin de données, qui prennent la forme de textes encodés. Ces textes sont des éditions critiques (pour les philologues) ou des corpus (pour les historien·ne·s, les littéraires ou les linguistes), dont la constitution obéit désormais à des standards et des bonnes pratiques qu'il est nécessaire de connaître.

Au cours du semestre, nous découvrirons le langage XML, et notamment le XML-TEI, devenu le principal standard mondial pour l'encodage de texte. Aucune connaissance préalable de l'informatique n'est attendue.

Ce cours est ouvert à tous les niveaux (BA, MA). Il est accessible aux grand·e·s débutant·e·s et ne nécessite aucun prérequis en informatique (au contraire). Les étudiant·e·s sont libres de travailler sur les sources et le sujet de leur choix.

Un ordinateur portable est nécessaire (pas de tablette), avec accès internet et droits d’administration sur la machine.

Depuis quelques années, l'intelligence artificielle (IA) bouleverse les pratiques dans toutes les disciplines, ouvrant de nouvelles perspectives en sciences humaines. Il est désormais possible de construire rapidement de très grands corpus et d'en analyser le contenu par de nouvelles méthodes dites "computationnelles". Ce cours constitue donc une introduction par la pratique à l'analyse des sources textuelles, historiques ou littéraires, imprimées comme manuscrites. En utilisant principalement l'IA, nous apprendrons comment extraire le texte de nombreux documents, les bonnes pratiques pour nettoyer et sélectionner automatiquement les données pertinentes, et surtout comment mener des analyses de grande ampleur rigoureuses. Un temps important sera apporté à l'explication du fonctionnement de l'IA et à la découverte des standards et protocoles utilisés pour la recherche mais aussi pour les institutions patrimoniales (bibliothèques, archives, musées, etc.).

Ce cours est ouvert à tous les niveaux (BA, MA) dès la première année. Il est accessible aux grand·e·s débutant·e·s et ne nécessite aucun prérequis en informatique. Celles et ceux ayant déjà des compétences en informatique y trouveront des compléments importants pour l'étude des sciences humaines. Les étudiant·e·s sont libres de travailler sur les sources et le sujet de leur choix.

Un ordinateur portable est nécessaire (pas de tablette), avec les droits d’administration sur la machine. 

Cet enseignement peut être suivi en parallèle du cours "Comment mieux faire? ressources techniques complémentaires pour la recherche", qui en est l'approfondissement technique.

 

Le développement du numérique s’accompagne d’une multiplication des (re)sources: images, éditions, données en tout genre (tableur, pages web…) et dans une multitude de formats, de manière plus ou moins accessible. Cette formidable opportunité est aussi un problème: avec l’agrandissement des corpus de travail, l’automatisation du traitement des données et leur analyse est devenu un enjeu fort de la recherche pour de nombreuses disciplines.

Dans ce cours, nous apprendrons à tirer partie de la puissance de l’ordinateur pour manipuler simplement les données auxquelles les chercheur.euse.s sont le plus fréquemment confronté.e.s: fichiers XML (utilisé dans l’édition), HTML (récupéré sur internet), images… Ce cours sera l’occasion de découvrir la programmation informatique, et notamment le langage Python, parmi les plus utilisés dans le monde des humanités numériques, mais aussi de l’informatique en général.

 

Les images numériques font partie des pratiques de recherche en sciences historiques, mais leur fonctionnement et leur gestion restent souvent inconnues pour celles et ceux qui les utilisent. Ces travaux pratiques proposent une initiation concrète au cycle de vie des sources visuelles. Les séances abordent notamment : ce que sont les données et métadonnées associées aux images et comment les identifier dans sa propre recherche ; les stratégies pour constituer un corpus (bases patrimoniales et documentaires ainsi qu’une introduction à leurs standards) ; l’organisation de fichiers et la gestion de collections d’images ; le nettoyage et l’enrichissement de métadonnées descriptives ; une introduction au distant viewing, soit l’analyse et la visualisation de corpus à grande échelle. Les étudiant·e·s sont encouragé·e·s à venir avec leurs propres images ou corpus en cours de constitution, afin de travailler sur des matériaux directement liés à leur recherche (mais ce n’est pas obligatoire). À l’issue des travaux pratiques, les étudiant·e·s seront en mesure de constituer, documenter et exploiter un corpus de sources visuelles – compétences transversales utiles pour tout travail de recherche en sciences historiques, ainsi que dans les milieux muséaux, patrimoniaux et documentaires. 
Ces travaux pratiques sont ouverts à tous les niveaux (BA, MA). Il est accessible aux grand·e·s débutant·e·s et ne nécessite aucun prérequis en informatique. Un ordinateur portable est nécessaire (pas de tablette), avec accès à internet et droits d’administration sur la machine.