Photographie et presse illustrée ont été, dans l’Allemagne des années 1920, les principaux vecteurs d’une culture visuelle issue de la gauche radicale. Les photomontages de John Heartfield, les pages illustrées de l’Arbeiter Illustrierte Zeitung, les dessins de George Grosz, les photoreportages ouvriers : toutes ces productions ont fourni les cadres d’une nouvelle politique des images. A l’inverse de la politique artistique du socialisme d’avant-guerre, ces auteurs ne fondent pas leur action sur l’édification de monuments aux grandes figures de l’Internationale ou aux victimes des répressions policières, mais sur la contestation d’une hégémonie capitaliste en matière de propagande, sur l’assimilation et le détournement du langage publicitaire et sur une critique par l’image des symboles du fascisme. Ils prônent un usage ironique des images où chaque document visuel s’impose en contre-point d’un discours dominant, où le texte et l’image produisent une tension susceptible de faire émerger chez le spectateur une conscience critique de l’ordre social. Ils font dialoguer les œuvres du présent avec les souvenirs d’anciennes luttes sociales, comme pour briser l’ordre de l’histoire et instaurer une nouvelle temporalité que Walter Benjamin analysera bientôt sous le vocable d’ « image dialectique ».

Pour étudier et comprendre la spécificité des rapports entre culture visuelle et politique dans l’entre-deux-guerres en Allemagne, il convient de réfléchir sur trois niveaux : l’organisation de la presse illustrée et son rapport avec les mouvements politiques ; les débats sur le statut des images dans la propagande communiste et socialiste ; les techniques visuelles mises en œuvre par les artistes, photographes et illustrateurs. Le séminaire proposera des études de cas issus de recherches récentes et rendra compte d’une actualité de la recherche dans ce domaine.

Horaire : les vendredis de 12h à 14h

Lieu : Uni Bastion, Aile Jura, A 210

Travailler dans le tourisme aujourd'hui, c'est accueillir des visiteurs du monde entier, leur transmettre des connaissances dans des domaines tels que l'histoire, les arts ou la Genève internationale. C'est aussi leur faire découvrir un lieu, une culture, une tradition. C'est par ailleurs leur présenter une ville-canton en évolution confrontée à des défis urbains, sociétaux et environnementaux qui dépassent ses propres frontières.

Se former au métier de guide touristique implique désormais de prendre en compte cette pluralité, tout en utilisant de nouveaux supports de communication et d'information, de même qu'en proposant de nouvelles manières de découvrir Genève.

La session Culture et tourisme, offerte par la Faculté des lettres de l'Université de Genève avec le soutien de la Fondation Genève Tourisme et Congrès, est destinée à de futurs guides touristiques. Elle allie cours universitaires, formation en ligne et enseignements pratiques in situ.

Cette session innovante, compatible avec une activité professionnelle, sera une référence de qualité auprès des agences touristiques, des hôtels et des organisateurs de congrès.