Travailler dans le tourisme aujourd'hui, c'est accueillir des visiteurs du monde entier, leur transmettre des connaissances dans des domaines tels que l'histoire, les arts ou la Genève internationale. C'est aussi leur faire découvrir un lieu, une culture, une tradition. C'est par ailleurs leur présenter une ville-canton en évolution confrontée à des défis urbains, sociétaux et environnementaux qui dépassent ses propres frontières.

Se former au métier de guide touristique implique désormais de prendre en compte cette pluralité, tout en utilisant de nouveaux supports de communication et d'information, de même qu'en proposant de nouvelles manières de découvrir Genève.

La session Culture et tourisme, offerte par la Faculté des lettres de l'Université de Genève avec le soutien de la Fondation Genève Tourisme et Congrès, est destinée à de futurs guides touristiques. Elle allie cours universitaires, formation en ligne et enseignements pratiques in situ.

Cette session innovante, compatible avec une activité professionnelle, sera une référence de qualité auprès des agences touristiques, des hôtels et des organisateurs de congrès.

L'histoire de la photographie ouvrière d'entre-deux-guerres apparaît à bien des égards comme l'histoire d'une hypothèse, d'une promesse inachevée. L'espoir de voir les travailleurs se saisir des outils de production symbolique, de sortir de leur statut de "classe-objet", de devenir enfin les auteurs du récit de leur histoire – cet espoir a été formulé dans plusieurs pays européens au milieu des années 1920 à la faveur des mouvements de la gauche révolutionnaire et réformiste, en Allemagne et en URSS principalement, mais aussi en France, en Suisse et dans d'autres pays, notamment en Europe centrale. Or la parenthèse émancipatrice s'est refermée dès lors que Moscou a cessé d'en soutenir l'initiative : en 1932, Staline a dissout toutes les associations et il a donné ainsi un signal fort pour mettre fin à cette expérience de culture ouvrière ailleurs en Europe. La photographie ouvrière est restée de ce fait une hypothèse dans l'histoire des mouvements culturels d'entre-deux-guerres, suffisamment forte pour transformer nos conceptions politiques et esthétiques – le statut de l'auteur, l'impossible modernité et, en France, l'affaiblissement du surréalisme – mais trop faible pour accomplir la promesse d'un authentique photo-journalisme ouvrier. Le séminaire de cette année reviendra sur cette histoire et s'inscrit dans un projet de recherche mené avec le Centre Pompidou (Paris), qui débouchera sur une exposition en 2018.

Voir le site : http://www.captures.labex-arts-h2h.fr/

 

Bibliographie indicative

Henri Cartier-Bresson, cat. exp. Centre Pompidou et Instituto de Cultura-Fundacion Mapfre, 12 février-9 juin 2014 / 28 juin-8 septembre 2014, dirigé par Clément Chéroux, Paris, Centre Pompidou, 2013.

Voici Paris. Modernités photographiques, 1920-1950 la collection Christian Bouqueret, cat. exp. Galerie d'art graphique et Galerie du musée Centre Pompidou, 17 octobre 2012 – 14 janvier 2013, dirigé par Quentin Bajac et Clément Chéroux, Paris, Centre Pompidou, 2012.

The Worker photography movement [1926-1939]. Essays and Documents, cat. exp. Museo Reina Sofia, dirigé par Jorge Ribalta, Madrid, Museo Reina Sofia, 2011.

Walter Benjamin, Ecrits français, Paris, Gallimard, 1991.

Wolfgang Hesse (dir.), Das Auge des Arbeiters. Arbeiterfotografie und Kunst um 1930, Leipzig, Spector Books, 2014.

Andrés Mario Zervigon, "Persuading with the Unseen? Die Arbeiter-Illustrierte-Zeitung, Photography, and German Communism's Iconophobia", Visual Resources, vol. 26, n° 2, 2010, p. 147-164.