
- Enseignant-e: Carina Roth
Le cours a pour objectif de familiariser les étudiant-e-x-s à différents aspects de la culture religieuse du Japon. Les séances sont organisées de manière à la fois chronologique et thématique, en mettant l'accent sur la diversité des pratiques et représentations religieuses au Japon. Un intérêt particulier est porté à la manière dont des pratiques parfois anciennes sont adaptées à l'époque contemporaine, ou ont un écho dans l’actualité.
Cette année, le cours portera sur les yamauba ou yamanba, les « vieilles de la montagne », des figures liminales et transgressives, à la fois ogresses et bienfaitrices, dont les représentations se développent à partir du début de la période médiévale et perdurent jusqu’à aujourd’hui.
Aucune connaissance du japonais n’est requise, mais une aisance de lecture en anglais est nécessaire.
Cours semestriel (printemps), séances hebdomadaires de deux heures.
Lieu et horaire:
Les Salons, Palais de l'Athénée
Vendredi, 14h-16h
- Enseignant-e: Constance Sereni Delespaul
Ce cours aborde l'histoire du Japon entre 1952, date de la fin de l'occupation américaine, et 2011, date du grand tremblement de terre du Tôhoku. Il a pour objectif d'étudier l'histoire sociale, économique et politique du Japon au cours de la seconde moitié du XXe siècle afin de remettre en question certaines notions devenues clichés, comme par exemple celle du "miracle économique" japonais. Au delà des simplifications, le cours s'attachera donc à décrire la complexité de l'après-guerre, la montée au pouvoir du PLD, la difficile alliance avec les Américains, les grandes manifestations étudiantes des années 1960, les scandales politico-financiers des années 1970, les implications sociales de l'extrême urbanisation, la bulle des années 1980 et son explosion dans les années 1990, le choc du tremblement de terre de Kobe, et l'implication grandissante des forces d'auto-défense japonaises dans des conflits hors du Japon.
Cours financé avec le soutien de l'Association d'amitié Genève Shinagawa.
- Enseignant-e: Elsa Myrtille Aglae Gonay

Ce cours propose un survol des principales étapes de développement de la presse moderne au Japon. L’enseignement vise également à offrir une pratique d’outils historiques d’analyse, à travers l’acquisition dirigée de compétences permettant de mener à bien un exercice de synthèse de lectures. A l’issu du cours, les étudiants seront capables de reconstituer la vie de la presse écrite de Meiji jusqu’à l’époque contemporaine ainsi que d’apprécier la liberté de la presse dans le contexte d’une époque précise.
Une connaissance préalable de la langue japonaise n'est pas un pré-requis pour ce cours.
- Enseignant-e: Oliver Constable
Grammaire du japonais
- Enseignante: Claire-Akiko Brisset
Ce cours se propose d'initier les étudiant-es à certains aspects du cinéma japonais (1897-2025). Les séances seront organisées selon un principe chronologique ou thématique (histoire générale, auteur-es, studios, mouvements ou genres, réception internationale, influences et emprunts, etc.).
Validation (note ou attestation) : participation active au cours, préparation des séances si besoin, et travail personnel en fin de semestre.
- Enseignant-e: Ayako Manin
Les objectifs de l’enseignement
L'objectif de ce cours est de montrer les différents aspects de la langue japonaise contemporaine (ex. parler jeune et dialectes régionaux) qui ne figurent pas ou peu dans les manuels scolaires. À l'issue de ce cours, les étudiants mèneront des recherches sociolinguistiques sur le Japon en appliquant les théories abordées dans le module. Ces expériences développent assurément leurs compétences en matière de communication en japonais, ainsi que leur connaissance et leur curiosité à l'égard du Japon.
Le descriptif de l’enseignement
Ce cours exige que les étudiants aient un niveau intermédiaire en japonais, car il contient des cours magistraux et exercices en japonais. Les matériaux supplémentaires seront aussi préparés en japonais et français. La participation régulière et la contribution active du cours sont obligatoires.
Bibliographie
Heinrich, P. and Ohara, Y (eds). (2019) Routledge Handbook of Japanese Sociolinguistics. Routledge : London.
Azuma, T. (2009) Shakaigengogaku nyūmon : ikita kotoba no omoshirosa ni semaru (An introduction to Sociolinguistcs : understanding the dynamism of living language). Tokyo : Kenkyusha.
Ishiguro, K. (2013) Nihon-go wa ‘kuuki’ ga kimeru : shakaigengogaku nyūmon (Japanese expressions are chosen by the ‘air (atmosphere)’ : an introduction to Sociolinguistics). Tokyo : Kōbunsha.
Inoue, F (2011) Keizai gengogaku ronkō : gengo, hōgen, keigo no neuchi (Economic Linguistics : the values of languages, dialects and honorifics). Tokyo : Meiji shoin.
Shoji, H. et. al. (2012) Nihon no gengo keikan (Linguistic landscape in Japan). Tokyo : Sangensha.
Dans le Japon d’Edo (1603-1868), la désagrégation du modèle sinocentrique nourrit, en retour, la conscience nationale d’un pays qui, depuis le tournant du XVIIe siècle, avait achevé son unification politique, économique et culturelle. À mesure qu’un intérêt accru pour l’altérité se développe, qu’elle soit intérieure (découverte de la ruralité, etc.) ou extérieure (exotisme des marges, des pays limitrophes ou lointains), cartographes, ethnographes, botanistes, amateurs d’art ou de curiosités, pèlerins, poètes ou exilés des confins, de nombreux lettrés quittent leur foyer pour explorer l’ailleurs et l’autrui. Sur ordre de leur seigneur ou par intérêt personnel, ils mesurent, décrivent ou cataloguent le territoire, recueillent et classent objets, idiomes ou pratiques, laissant une production abondante sous la forme de peintures, de croquis, de carnets de notes, de récits de voyage, de monographies encyclopédiques, qui semble être à la fois la matrice de pratiques scientifiques à venir et une source documentaire inépuisable pour les sciences humaines modernes.
À travers une série de sources écrites et iconographiques (xylographies, manuscrits, peintures), nous réfléchirons sur la production et la circulation des savoirs régionaux, sur leur diffusion dans la culture populaire, ainsi que sur les perceptions de l’espace et des territoires qu’ils contribuent à façonner.