- Enseignant-e: Raphaèle PREISINGER
L'ouverture des routes commerciales transatlantiques au XVIe siècle inaugure une nouvelle ère des relations économiques, marquée par une circulation intense de marchandises entre les continents. La route reliant l'Espagne à Veracruz, sur le golfe du Mexique (Carrera de las Indias), joue notamment un rôle déterminant dans les échanges entre la péninsule Ibérique et le « Nouveau Monde ».
Ce séminaire propose d'explorer les interactions artistiques et culturelles qui résultèrent de la mobilité des personnes et des artefacts de part et d'autre de l'Atlantique. Si l'influence exercée sur la culture visuelle des vice-royautés ibéro-américaines par les artistes et les oeuvres venus d'Espagne, des anciens Pays-Bas, d'Italie et de France a été largement étudiée, les nombreux artefacts qui, en sens inverse, furent exportés des Amériques vers l'Europe en quantité bien plus importante qu'on ne l'avait longtemps supposé, n'ont été placés que récemment au centre de l'attention.
À travers une série d'études de cas, le séminaire analysera des oeuvres provenant des territoires placés sous domination ibérique, dans lesquelles s'entrelacent traditions locales et importées, matériaux d'origines diverses et fonctions variées des objets. Ces artefacts témoignent des dynamiques culturelles qui se développèrent de part et d'autre de l'Atlantique et favorisèrent l'émergence de nouvelles formes d'objets, de pratiques visuelles et de qualités esthétiques inédites. Les oeuvres étudiées comprendront notamment des mosaïques de plumes, des enconchados, des peintures de castes, des portraits de souverains, des peintures d'histoire, des objets liturgiques, des images de culte, ainsi que bien d'autres réalisations. Leur mise en regard permettra de mettre en évidence la réciprocité des échanges entre la péninsule Ibérique et le « Nouveau Monde », malgré les profondes asymétries de pouvoir qui caractérisaient ces relations.
Ce séminaire propose d'explorer les interactions artistiques et culturelles qui résultèrent de la mobilité des personnes et des artefacts de part et d'autre de l'Atlantique. Si l'influence exercée sur la culture visuelle des vice-royautés ibéro-américaines par les artistes et les oeuvres venus d'Espagne, des anciens Pays-Bas, d'Italie et de France a été largement étudiée, les nombreux artefacts qui, en sens inverse, furent exportés des Amériques vers l'Europe en quantité bien plus importante qu'on ne l'avait longtemps supposé, n'ont été placés que récemment au centre de l'attention.
À travers une série d'études de cas, le séminaire analysera des oeuvres provenant des territoires placés sous domination ibérique, dans lesquelles s'entrelacent traditions locales et importées, matériaux d'origines diverses et fonctions variées des objets. Ces artefacts témoignent des dynamiques culturelles qui se développèrent de part et d'autre de l'Atlantique et favorisèrent l'émergence de nouvelles formes d'objets, de pratiques visuelles et de qualités esthétiques inédites. Les oeuvres étudiées comprendront notamment des mosaïques de plumes, des enconchados, des peintures de castes, des portraits de souverains, des peintures d'histoire, des objets liturgiques, des images de culte, ainsi que bien d'autres réalisations. Leur mise en regard permettra de mettre en évidence la réciprocité des échanges entre la péninsule Ibérique et le « Nouveau Monde », malgré les profondes asymétries de pouvoir qui caractérisaient ces relations.