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"  Tout groupe humain se pense et se veut lui-même un tout organisé, un ordre : il s’affirme comme le monde de la culture ; il est le « civilisé » ; par là même il se définit par rapport à ce qui est autre que lui ; le chaos, l’informe, le sauvage, le barbare. De manière analogue, chaque société doit affronter cette altérité radicale, cette extrême absence de forme, ce non-être par excellence que constitue le phénomène de la mort. Il lui faut, d’une façon ou d’une autre, l’intégrer à son univers mental et à ses pratiques institutionnelles."

Ce séminaire explorera les diverses réponses apportées par les Grecs et les Romains à la mort : rites et monuments funéraires sont un miroir des vivants et nous permettent de comprendre l'imaginaire des sociétés anciennes. Ils sont aussi une occasion de prendre en main des outils de recherche et de mettre en pratique une méthodologie à travers l'examen de nombreux cas d'études.

Citation : J.-P. Vernant, Introduction », in E. Gnoli, J.-P. Vernant (éd.), La mort, les morts dans les sociétés anciennes, Cambridge/Paris 1982, p. 6

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