- Enseignant-e: Sylvain Doussot
Le cours prend appui sur les connaissances disciplinaires des étudiant-es (historiographie et épistémologie) pour les articuler aux enjeux pédagogiques de l'enseignement. Il met au travail l'évidence de la dualité entre savoirs-méthodes (disciplinaires), et relation pédagogique (enseignant-e/élèves). Ce travail consiste à appréhender systématiquement la relation entre savoirs-méthodes visés, élèves et enseignant-e, en postulant que la nature disciplinaire du savoir enseigné détermine les choix et l'efficacité des activités d'enseignement-apprentissage.
Le cours fournit les moyens de concevoir des solutions pratiques aux problèmes d'enseignement, tout en interrogeant ce qui cause ces problèmes du point de vue de la recherche historique, afin de développer la réflexivité didactique des enseignant-es. Il les outille pour l'évaluation de la pertinence des solutions d'enseignement au regard de leurs effets d'apprentissage des faits, concepts et démarches pour les élèves. Ce faisant, le cours questionne une série de tensions constitutives du métier : rendre accessibles les savoirs historiques ou faire accéder les élèves à ces savoirs ? Enseigner les faits et les concepts historiographiques suppose-t-il les mêmes démarches que pour développer les compétences disciplinaires des élèves ? Les choix pédagogiques peuvent-ils être contrôlées par les connaissances épistémologiques et historiographiques ? Les obstacles des élèves sont-ils liés à leur manque de connaissances contextuelles ou à leurs connaissances du monde social ?
Le cours met au travail collectif des situations typiques d'enseignement de l'histoire, dont l'analyse constituent des occasions de lectures théoriques. Au fil de ces cas, des instruments conceptuels et des démarches d'analyse didactique sont explicités et entrainés. S'ajoute progressivement l'analyse de situations de stage, appuyée sur des données, qui permet l'exercice de la réflexivité didactique en tant que compétence centrale du métier.