- Enseignant-e: Julie Sarah Doyon
Ecrire l’histoire des violences à l’époque moderne (XVe-XVIIIe siècles)
Ce séminaire vise à familiariser les étudiant·e·s avec le champ historiographique des violences à l’époque moderne ainsi qu’avec ses divers enjeux d’écriture. L’histoire est aussi bien le passé que la mise en récit de ce passé : historiens de métier, cinéastes, documentaristes, romanciers, érudits, vulgarisateurs, journalistes, youTubers, etc. la racontent. Leurs productions variées (monographies, articles de revue scientifique, pastilles vidéo, séries télé, romans, cinéma…) résultent d’un travail de mise en cohérence pour produire des récits compréhensibles et acceptables à leurs publics. À partir d’un corpus mêlant archives, travaux historiques et œuvres de fiction, les séances analyseront les enjeux narratifs, idéologiques et épistémologiques à l’œuvre dans ces restitutions des violences du passé. Que faire des lacunes archivistiques ? Quelle est la place de l’imagination et de la créativité dans le travail historique ? Comment conjuguer rigueur méthodologique et interprétation historienne ? L’objectif est d’outiller les étudiant·e·s pour lire, comparer et interroger les multiples formes d’écriture des violences à en histoire moderne, en développant un regard critique sur les méthodes et les enjeux sous-jacents.
Iconographie: Gabriel Becqdelièvre, La Tête du parricide Lamouroux, 1825, huile sur toile (42.5x54cm), musée Crozatier, France.
