- Enseignant-e: Eléonore Beck
Une grande théorie affirme que deux sphères séparées, l'une masculine et publique, et l'autre privée et féminine, se seraient affirmées au cours des XVIIIe et XIXe siècles. À l'ère du spatial turn, les chercheur.se.s en histoire urbaine et du genre ont largement remis en question ce présupposé historiographique à la lumière des pratiques spatiales des individus (Van den Heuvel, 2018). Les mobilités féminines évoluent toutefois en fonction des statuts sociaux, des contextes historiques ou des imaginaires spatiaux genrés (Laura Gowing, 2000). À travers l'étude de diverses figures féminines - marchande, voyageuse, prostituée, patricienne, émeutières - ce séminaire propose d'explorer les multiples façons dont les femmes interagissent avec leur environnement. Souvent considéré comme restreignant leur liberté, l'espace peut apparaître au contraire pour certaines femmes comme un puissant moyen d'affirmer leur agentivité.
