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La migration humaine est un phénomène qui remonte à la préhistoire et qui, en même temps, est d’une actualité brûlante. En 2022, plus de 100 millions de personnes étaient en situation de déplacement dans le monde, un chiffre qui a doublé depuis les années 1990. Sujet de débats politiques et de polémiques médiatiques, il s’agit cependant d’une expérience bouleversante pour chaque individu : quitter son cadre de vie habituel, ses ami-es et sa famille pour une destination souvent inconnue et un avenir incertain. Cette expérience est vécue comme un traumatisme lorsqu’il s’agit d’une migration forcée en raison d’une guerre, d’une persécution politique ou de la crise climatique. Depuis l’Antiquité, la littérature raconte les chemins, les douleurs et les espoirs de la migration et de l’exil. La recherche évoque même un lien privilégié entre la créativité artistique et la migration qui oblige à une révision totale des repères, des certitudes et des fondements de l’identité. Cette révision intéresse tout particulièrement l’approche comparatiste de la littérature car elle implique souvent la transgression de frontières et de cultures, l’expérience de l’altérité et la nécessité d’apprendre d’autres langues. Ce cours propose d’étudier des récits de migration forcée de différentes époques, langues et cultures dans une perspective comparatiste.

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