- Enseignant-e: Valentina Calzolari Bouvier
Ce cours constitue le troisième volet d'une trilogie consacrée aux œuvres littéraires arméniennes de l'après-génocide. Après “Écrire dans une langue rescapée”, consacré aux premiers écrivains arméniens de la diaspora des années 1930, et “Écrire dans une langue dépeuplée”, portant sur l'œuvre de l'écrivain arménien contemporain Krikor Beledian, originaire de Beyrouth, le cours de cette année déplace le regard vers les auteurs arméniens de Turquie. Une attention particulière sera accordée aux œuvres des romanciers Zavèn Bibérian et Meguerditch Margossian, mises en regard avec celles d'écrivains arméniens de Turquie appartenant à la génération précédente.
L'analyse portera sur les stratégies narratives mises en œuvre par ces auteurs, les formes de représentation de la mémoire individuelle et collective, les modalités de transmission du traumatisme, ainsi que le processus de construction de l'identité arménienne dans un environnement marqué par le silence, la marginalisation et les politiques d'effacement de la mémoire. Le cours s'intéressera également à la manière dont Bibérian et Margossian mobilisent la littérature comme un espace de témoignage et de résistance dans un contexte de négationnisme institutionnalisé.
A partir de cette étude de cas, nous nous demanderons dans quelle mesure la littérature peut constituer un lieu de mémoire, un instrument de résistance et une forme de remise en question des politiques d'effacement historique.
Les textes seront lus en traduction française. Le cours est ouvert aux étudiant-es et aux auditeur.trices, sans qu'il soit nécessaire d'avoir suivi les deux volets précédents de la trilogie.
