La formule « Quia nichil est certius morte et nichil incertius hora mortis » ouvre une très large majorité des testaments médiévaux. La mort s'avère ainsi être un donné de la vie, une certitude. Elle constitue une préoccupation majeure de tout chrétien, ce d'autant que, comme le rappelle la formule, son heure est revanche inconnue. Elle ne représente toutefois pas une fin en soi, mais plutôt le début de la vie éternelle, qu'il convient de préparer au mieux.
Ce séminaire avancé d'histoire médiévale s'intéressera ainsi dans un premier temps à la perception de la mort au sein de la société médiévale occidentale, puis aux stratégies mises en place pour la déjouer, le temps d'un instant. Dans un second temps, il sera question des préparatifs à la mort. Nous accorderons alors une attention particulière aux rites et pratiques liés à cette dernière.