- Trainer/in: Nathalie Piegay
Street littérature et street art. Ecrire le mur.
Surface exploitée pour les inscriptions et autres graffitis, le mur est aussi un homologue de la page et de la phrase (« La prose doit se tenir droite d’un bout à l’autre, comme un mur », écrivait Flaubert) et ce sur quoi la naissance de la forme et de la représentation a été projetée, depuis l’histoire racontée par Pline l’ancien, d’une jeune fille entourant d’une ligne l’ombre du visage de son amoureux, portée sur le mur par une lanterne. Pour Vinci, regarder un mur est un mode de spéculation et de rêverie artistique.
Comment le mur a-t-il été non seulement investi, représenté mais aussi pensé par les artistes et les écrivain-es, de Brassaï à Basquiat ? Quelles traces peut-il conserver ? Pourquoi écrire, dessiner dans une rue, sur un mur ?
Le mur, c’est aussi une séparation, une frontière, ce à quoi on s’oppose. Depuis le mythe de Pyrame et Thisbé jusqu’au mur de Berlin (et aux frontières actuelles), le mur est investi par les artistes pour dénoncer la violence des frontières.
Collages, graffitis, photographies sont autant de dispositifs que nous étudierons dans cette étude croisée entre Street art et Street littérature.