Ce cours vise à amener les étudiants à observer, au fil des textes qu'ils auront à traduire eux-mêmes durant le semestre, comment les tendances profondes du français-cible conduisent le traducteur à employer divers procédés de traduction (pour parler comme les tenants de la stylistique comparée), étant bien entendu

« qu'il n'y a pas de « procédés » si l'on entend par là l'application mécanique et automatique d'une équivalence préétablie : même la traduction d'un nom propre, catégorie réputée à conserver en l'état, demande réflexion. La réflexion est le maître mot, l'acte essentiel, en traduction. Même si cet acte est très rapide, quasi-instantané dans bien des cas, il renvoie à des opérations complexes faisant intervenir autant de paramètres externes que de paramètres internes, de rationnel que d'irrationnel. »
(Michel Ballard, « La traductologie, science d'observation », in : Qu'est-ce que la traductologie. Etudes réunies par Michel Ballard, collection « Traductologie », Artois Presses Université, 2006, 189).

Cet abord à la fois pratique et théorisant conduira les étudiants à s'approprier le métalangage permettant de parler de l'activité traduisante.