- Trainer/in: Yasmina Foehr-Janssens
- Trainer/in: Agnès Vannouvong
Art, Genre et Environnement : vers une intelligence de la
nature ? (cours public)
La non-violence est-elle végane ? La grève du climat et grève des femmes même combat ? L’antispécisme : un nouvel humanisme ? L’art et la culture permettent-il d’agir face à l’urgence climatique ? Ces quelques questions, mettent en lumière le rôle déterminant que les disciplines de Lettres, jouent dans la compréhension des questions environnementales contemporaines.
Les questions liées à l’écologie et à l’environnement, sont loin d’être absentes de l’analyse politique des mouvements féministes. En 1973-1974, Françoise d’Eaubonne, femme de lettres et co-fondatrice du MLF, lançait le terme « écoféminisme » dans le sillage de la publication de son livre Le féminisme ou la mort, alors qu’au cours des années 1980 aux Etats-Unis, les mobilisations anti-nucléaires sont portées par de nombreux mouvements de femmes.
Une approche éco-féministe met en évidence les coûts cachés du travail de la reproduction et l’absence de prise en compte économique et symbolique de la dépendance et du besoin. La pandémie actuelle met d’ailleurs cruellement en évidence les conséquences sociales de telles inégalités.
Les sciences humaines ne se tiennent pas à l’écart de cette réflexion. Depuis une décennie nombre de chercheurs et chercheuses revisitent l’héritage humaniste des Lumières. Par des analyses tant historiques que rhétoriques qui s’attachent à considérer les grands récits du progrès à partir de ses angles morts, ils mettent en évidence les limites contemporaines de cette vision du monde : anthropocentrisme, productivisme, universalisme andro- et eurocentré, racialisation des perspectives anthropologiques.
Les intervenant.e.s du cours tenteront de:
- Questionner les facteurs culturels et humains liés aux défis environnementaux, en prenant en compte les dissymétries de genre, de race et de classe.
- Etudier la manière dont les arts visuels, la littérature, les œuvres musicales interrogent et ont interrogé l’exploitation des corps, la vulnérabilité humaine et environnementale, la précarité de la vie, humaine et animale.
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Discuter une approche éco-critique située à l’intersection des arts et
des sciences.
La première séance du cours aura lieu le 25 septembre