Cet enseignement vise à présenter des analyses économiques considérées comme « hétérodoxes ». La crise financière de 2008 et la récession qui a suivi ont partiellement remis en cause la supériorité auto-proclamée de l’analyse économique standard. A cette occasion, une partie des économistes (et de la société en général) ont pris conscience que l’uniformité des points de vue et des conclusions qui caractérise la science économique standard pouvait constituer un obstacle à la compréhension du réel. Les points de vue, hypothèses et résultats d’analyse économiques auparavant considérées comme marginales ont alors connu un regain d’intérêt. L’objectif du cours est de présenter certaines de ces analyses. Le cours présentera principalement deux grands types d’approches. L’une d’entre elle est la théorie postkeynésienne qui propose une analyse de la macroéconomie qui s’abstrait des contraintes de fondement microéconomiques néo-classiques. On insistera sur les éléments originaux de cette théorie, comme l’instabilité financière, les cycles et les équilibres de sous-emploi. Le deuxième type d‘analyse concerne les approches institutionnelles de l’économie. Ces contributions font le lien avec les apports des autres sciences sociales (histoire, sociologie, sciences politiques). Les analyses de l’école de la régulation et les analyses comparatives du capitalisme (analyse comparative institutionnelle, variétés de capitalisme…) constitueront les éléments centraux de la deuxième partie du cours.